Pas l'amour de Dominique Ottavi par PPS

par dominique ottavi  -  11 Octobre 2017, 08:11

Pas l'amour de Dominique Ottavi par PPS

et pour répondre, entre autres, à Erika, voici un échantillon de l'écriture de P.Pérez-Sécheret (je précise qu'il s'agit d'un texte "privé", à moi spécialement destiné hier par Patrick, suite à sa lecture de mon livre :"Pas l'amour" et qu'il vient de m'autoriser à publier ici)

"dume, pas l'amour vaut que j'en parle sur le blog... sans doute demain car ton
texte tourneboule dans mon petit cerveau. mais ce soir j'écris ça en amitié pour
toi, tout heureux d'avoir reçu ce jour une belle préface de hubert huddad pour
mon livre-coquillage... voici donc et salute!

pas l’amour quoi qu’on va écrire à présent quoi qu’on va écrire ce demain du
présent juste avant d’en mourir de rire de bouteiller l’azur de rimes en vrac la
douceur en sautoir quoi qu’on va écrire à présent quoi qu’on va dire aux
poussiéreux destins des fourmis des villes avec notre pull sur les épaules de
l’aube quoi qu’on va faire au champ des rhumatismes des soirs crèmes de
l’enkylose des pensées l’amour en écharpe quand même quoi qu’on va dire on dira
ce qu’il reste de salves d’endurance le pas sur le pas le crissement bouleux du
monde sous nos pas fleuri l’ardoise des soupirs maussades d’après la pluie ample
des rives la fatigue aux genoux sur les lèvres sous les doigts la plume sèche
qui réclame de lever l’ancre quoi qu’on va dire d’outre-monde aux fleuves
ardents des blés nous serons de tout ceci et cela et d’autre encore sous nos
ongles avec le sable de l’enfance recouvrée au hasard des vagues de cygnes sur
les plages le cri du rouge-gorge affolé de pommes mûres le coeur filoché des
baisers de la fraternité la liberté en digne de mire sur les fronts d’une idée
encore toute neuve toute petite qui tète encore sa mère presque veuve quoi qu’on
écrira nous serons muets des pétards tout plein les poches des guirlandes de
guimauve pour les gosses à- vau-l’eau des cités ivres des mégapoles frigides les
gosses les gosses des larmes plein les reins en drapeau de suif on écrira on
gravera de nos voix l’hécatombe d’un solstice parfait presque parfait qui
surgira du rêve cabré et puis quoi du réel rouillé nous resterons sentinelles du
bleu soldats d’amour éblouis et voilà tout qu’un jour sans doute nous mourirons
noyés de ce bleu tout debout tout ébouriffé

patrick"

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