Dominique Ottavi
Samedi 19 Mai 2012

La nuit

mercontrejourC'est comme une foule qui prie, un menteur qui se souvient, les bras lourds, à la porte du magazin. Les magazines s'effeuillent, les boutiques s'emportent, enflent, éructent et crèvent de belle mort, voilà ce qui en ressort. Je devrais dormir maintenant, mais les courants d'air ont l'accent courbe, et les incisives dégoulinant du sang des innocents. Je suis une potiche sur la courbure du temps. Un chien fou, et hurlant ,dans les rues de la nuit, où pas un passant...

Bon d'accord, c'était juste pour rire, et nous rions, de concert, mes frères...

Commentaires  

 
#1 Dominique Verguin 16-08-2011 21:20
Mon dieu, pourquoi es-tu aussi désespéré, qui t'a fait ce grand trou dans le coeur, qu'est-ce qui t'a changé tellement pour casser les cordes de ton rire, ton rire qui riait comme avec les oiseaux au fond des prunelles des enfants...où es-tu passé, derrière quelle ombre marches-tu. Pourquoi cette voix dans la nuit qui s'éloigne sans cesse et semble répéter : toujours, j'irai à toi toujours puisque l'océan du bout du monde marche vers la terre. J'ai lu tous tes récits, cent fois écouté tes paroles ici ou dans mes nuits celles que tu m'as envoyées, et je ne comprends toujours pas. où es-tu passé ? Chacun de nous se trouve, un instant, traversé d'un rayon de lumière, et c'est aussitôt le soir. Lève les yeux vers ta colline, ouvre les mains que tu as si belles. tu es beau dedans. Sachez-le, vous qui lirez ces lignes, impudiques comme le cri absurde du coeur.
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