POURQUOI LA DIFFÉRENCE

par ©dominique ottavi.Texte & photo. Tous droits réservés  -  10 Avril 2013, 12:16

 IMG_0667.JPG

Parce que, d ‘abord, la culture en est plus facile que celle des petits pois, ou des rutabagas, quant à la nonchalance ou au dandysme n’en parlons pas, n’en parlons plus.

Parce que la poésie est l’essence même de la différence mise à jour. Tu vois, être à tu et à toi avec l’inconnu, confiant, tranquille sans avoir peur de se perdre. De toute façon, tu te perdras, tu te réveilleras demain dans une ville inconnue, sourde et blanche et seule et fière et aimable et  la mort dans l’âme, un bâton de pluie sur l’avant-bras. Mais je m'étonne : hors de son élément, la petite baleine va-t-elle bien ? Dis-moi, toi qui garde tout. Et qui ne sais certes pas que l'indigo ne peut me rebuter, « Si aimer, c’est vouloir aimer, c’est aussi chanter. ». Ainsi parlait Augustin le berbère dont ils firent un saint, pour justement peut-être gommer sa différence, que tout rentre dans l’ordre. Rentrer dans l’ordre, vouloir faire rentrer dans l’ordre, c’est justement  vouloir nier la différence, ta différence qui est ma richesse. À bas l’ordre donc et comme disait Léo : l’ordre c’est le désordre moins le pouvoir, de toute façon le silence ne rend pas muet. Tu es allé, tu peux revenir Contre l’indifférence, la différence !

Des bombes sur Bagdad, ici la vie continue : à Beaubourg, Nicolas de Staël, le silence n’écoute personne et la pluie nous abandonne aux contrebasses surdimensionnées et aux coquetteries de quarts de queue démantelés. Mourir avant la fin du concert, c’est témoigner de bien peu de respect pour les interprètes certes, mais c’est aussi saluer les anges, bouleversés.

Un jour qui pleut par les hublots de l’ennui et qui rit comme tu pleures, les deux mains à plat sur le radiateur, jamais sûr de tes effets ni que ton compte est bon, puisque l’avion bleu bat de l’aile, à la croisée des routes du ciel qui existent bel et bien même si on ne les voit pas. L’ermite engrange les mots des anges, le juste soutire son dû de vin et de fromage, l’incandescence s’étire jusqu’au zénith des épluchures philosophiquement correctes. Un doigt de nuit, un pull de laine et toutes tes envies battues en brèche sur les chemins de ronde de la haine, salée ou sucrée comme tu veux. À l’estun cheval rentre et la terre tremble, une assemblée de navigateurs solitaires le dos au chambranle débat jusqu’au jour de la meilleure route à prendre. Moïra ne s’exprime pas, car Julius pour une fois est aux aguets. Caïman décide d’arrêter l’alcool sous toutes ses formes et se retire dans sa garde-robe de velours et de cuir pour l’éternité, croit-il. Il a dans sa poche gauche la liste des personnages passés et à venir. J’aurais aimé avoir les noms, mais maintenant il est trop tard. Nous irons donc, nous irons, et l’ennui sur l’horizon fera comme un soleil pâle pour nos chansons.

L’indifférence rance, la différence danse

La différence, c’est aussi saluer les anges ! Contre l’indifférence, la différence !

 

9 mars 2011

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

AnneA 10/04/2013 13:53

.... Et sur la route de nos vies nous avançons trébuchant sur nos peurs et nos rires vers la liberté et la beauté de nos coeurs... Ta différence
embellit la mienne.... embellit le monde.