La merde, la pisse, le sang

par dominique ottavi  -  13 Août 2017, 10:39

La merde, la pisse, le sang

Les petits pâtés de sable de l’enfant

L’aveugle, le sourd, le cerveau intact

Lucidité confondante,

La merde, la pisse, le sang

Nous n’irons plus à Valparaiso

Juste au coin de la rue

La merde, la pisse, le sang

Qui nous font le coup du pendu

Glauque et claudicant

Un peuple à l’agonie

Mais en dentelles

Il ne faut rien brusquer

La lumière à travers le vitrail

Et le bouleversant travail

Quotidien d’être, de rayonner

La merde, la pisse, le sang

Je dérobe les clés

J’ouvre

Mon cœur s’envole

Comme l’aronde

Rejoindre ses congénères du rêve

La merde, la pisse, le sang

À genoux j'ai encore insulté la nuit les grands rideaux blancs

Qui se déchirent

Se défont

Les petites marionnettes...

La merde, la pisse, le sang

J'ai le désir de contrevents, de vantaux, de bottines souples,

Les vantards pérorent encore

Lui, avance à petits pas

Se dit :

Je contourne

Ou je ne contourne pas ?

Pour finir

Il se prend par le bras

Et il y va.

La merde, la pisse, le sang

 

© dominique ottavi

 

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Carlos 13/08/2017 13:49

Dans la nuit,
ce qu’il me faut c’
est une faus-
se faux
récente

Carlos 28/08/2017 23:03

C’est quand l’épouse est cuite que l’écoute épuise,
mais quand la femme s’épile, l’homme s’efface !

dominique ottavi 27/08/2017 09:50

Mais il y en a tant de vraies et d'anciennes!d'anciennes