Il pleut

par ©dominique ottavi  -  13 Novembre 2015, 08:44

Il pleut

Il pleut sur nos moissons

Jeanne fébrile,

sur ses petits doigts gourds

Recompte à haute voix

Les pieds de la chanson

Se répétant :

« le monde est ma chanson,

Le monde est ma chanson

Le monde… »

Et puis elle s’alanguit

Et puis je me fais triste

Non pas triste à mourir

Mais triste à vivre

Puisque

je suis le chenapan énamouré

Le gardien de phare désespéré

L’amoureux transi

De tous tes beaux habits

Envolés

Ma Jeanne

Mon envolée

Ma trop présente

Ma désespérante

Mon été.

Ma nudité

A vif

Ma crudité

Jeanne, Jeanne,

Avons-nous bien rêvé ?

©dominique ottavi. tous droits réservés

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je ne résiste pas au plaisir de t'envoyer (ou te renvoyer?) ce poème des seventies: comme un écho!<br /> <br /> <br /> Pour une femme<br /> <br /> <br /> <br /> au jour que les tombeaux choisiront pour naître,<br /> toi ma désarmante<br /> mon univers<br /> ma lyre des jours d’hiver<br /> mon soleil des nuits d’amour<br /> ma boussole des jours vagues<br /> ma chatte des jours fériés<br /> mon oiseau trilingue<br /> ma forteresse<br /> mon ciel<br /> ma cigale aux portes des songes<br /> toi qui crus que vivre c’était toujours demain<br /> tu mourras (tu ne seras donc jamais comme tout le monde)<br /> tu m’auras quitté <br /> toi que j’ai aimée voilà des siècles<br /> aux portes du temple blanc<br /> lorsque les lents oiseaux planaient sur les nénuphars<br /> et que les lourds mammifères chantaient avec le vent...
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