Tu

par ©dominique ottavi. texte @ photo. tous droits réservés  -  13 Décembre 2014, 21:36

Tu

Tu ne te guéris jamais de l'exil

et me voici empli jusqu'à la gorge

d'une joie étale

incandescente pourtant

Mes aimés, rien n'importe

rien n'est grave

l'éternité est à nous

l'éternité est à moi

Plus personne ne me manquera

désormais

plus personne

ni plus rien

Plus personne ne m'abandonnera

désormais

plus personne

ni plus rien

plus personne ne me trahira

désormais

plus personne

ni plus rien

La citadelle de verre

que je construisais

pierre à pierre, pierres de verre

est achevée

jaillie d'un coup dans la lumière

de la lumière

cathédrale transparente du vertige

à moi-même dédiée

à vous tous, mes aimés

je vous laisse

à votre merveilleuse beauté

qui ne me lassera jamais

merveilleuse

je vous laisse

parce qu'on ne guérit jamais

de l'exil.

© dominique ottavi. texte & photo. tous droits réservés

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