Pour voir

par ©dominique ottavi. Tous droits réservés  -  20 Juin 2014, 21:57

Pour voir

Ca serait comme si j'étais tombé du train
un jour de grève
un embrouillaminis d'excuses et de viscères
et le constat à faire :
ce petit ego là
a joué la fille de l'air
paix à son âme
et que la curée continue
tout le monde en place ?
allez, partez, on continue
baffrer, bouffer, manger, étrangler le voisin
et la voisine aussi
après l'avoir violée
et le voisin bien sûr aussi
d'une antépenultième façon
monde singe
monde démon
monde hoquet
monde
sans monde
monde trou du cul du monde

Revenu de loin
Pour rien les larmes de trop
Le monde à son t
rain

Vous ne savez rien
Du vent fou ni de ses chiens
Mon bel amour tre
mble

Mangés les gâteaux
Les petits enfants obèses
Et la libe
rté

Le vent dans ses feuilles
Et l'ombre qui se propage
L'avenue
vide

Une maison jaune
Entre la ville et la mer
Cerisiers en fl
eurs

Mais où sont-ils donc
Ceux de la révolution
Dans quel soupira
il ?

Je vais mourir d'i-
nanition et pas du tout
dans tes beaux bras bl
onds

Il cherche ses mots
Et pas les coquelicots
Lui reste le
ciel

© dominique ottavi. Tous droits réservés

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Cécile Natacha Carle-Bezsonoff 21/06/2014 11:40

Un texte fort, expressif; ça me touche; je suis peut-être aussi tombée du train...